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Josephine Meckseper

October 19–December 21, 2016
Paris

Installation view, photo by Thomas Lannes

Installation view, photo by Thomas Lannes

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About

My work looks at our post-industrial age: found materials, pasted-over street advertisements, window displays, ephemera from social interactions—together they create a record of a temporal environment or situation.
—Josephine Meckseper

Gagosian is pleased to present Josephine Meckseper’s first solo exhibition in Paris.

Meckseper has devised an installation for the gallery’s street-level vitrine, informed in part by Walter Benjamin’s paradigmatic The Arcades Project. Looking into shop windows as he strolled through the typical arcades of his city, Benjamin compiled sensations and quotations of mid-nineteenth century Paris that effectively blurred the historical distinctions between high and low culture. In her window installation, Meckseper continues in this spirit, conflating items of art history and consumer history, and underscoring the enduring mechanics of what Benjamin termed “exhibition value.”

The mirrored interior walls of Meckseper’s vitrine reflect the objects contained as well as the outside street. Immanuel Kant's question of whether the mirror image is a thing in itself or a representation of individual perception pervades the enclosed yet infinite space, which includes painted wooden sculptures and a silvered canvas of a torn and layered street poster in the resistant spirit of affichage. Shoes, hung like ornaments on a chrome display tree, and a shiny hubcap rest upon modern sculpture pedestals. Meckseper utilizes banal materials, from denim jeans to car parts, confronting the "readymade" with the refinement of "high art," though unlike her postwar predecessors, they maintain a pristine quality. Even a lurid purple toilet mat feels sumptuous and dignified when framed with plumbing pipe and hung like a painting.

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Mon travail se concentre sur notre époque post-industrielle: matériaux trouvés, publicités collées dans la rue, vitrines, brièveté des interactions sociales—ensemble, ces éléments créent un souvenir, celui d’un environnement temporel, d'une situation.
—Josephine Meckseper

Gagosian a le plaisir de présenter la première exposition personnelle de Joséphine Meckseper à Paris.

Meckseper a conçu une installation dans la vitrine de la galerie, visible depuis la rue. L’artiste s’est inspirée en partie de l’ouvrage paradigmatique Le livre des passages de Walter Benjamin. Observant les vitrines de magasins lorsqu’il se promenait sous les arcades parisiennes, Benjamin a compilé des sensations et citations sur le Paris du milieu du XIXe siècle qui troublaient efficacement la distinction historique entre culture élitiste et culture populaire. Dans cette installation, Meckseper continue dans cet esprit, en associant des éléments de l’histoire de l’art et la société de consommation, et en soulignant les mécanismes durables de ce que Benjamin appelait la « valeur d’exposition ».

Les murs recouverts de miroirs de la vitrine de Meckseper reflètent à la fois les objets contenus et la rue. La question d’Emmanuel Kant sur l’image du miroir en tant que chose en soi ou représentation de la perception individuelle imprègne cet espace clos et pourtant infini, où sont disposées des sculptures en bois peint aux côtés d’une toile argentée inspirée d’un poster de rue déchiré et lacéré, renvoyant à l’esprit de résistance de l’affichage. Des chaussures, suspendues comme des objets décoratifs sur un arbre chromé ainsi qu’un enjoliveur brillant, reposent sur des socles de sculptures modernes. Meckseper utilise des matériaux communs, allant du jean aux pièces de voiture, opposant le « readymade » au raffinement du « grand art »; bien que contrairement à ses prédécesseurs d’après-guerre, ils soient d’une qualité irréprochable. Même un tapis de toilette à la couleur violette criarde paraît digne et somptueux une fois encadré par des tuyaux de plomberie et accroché comme un tableau.

Derrière le verre, les marchandises existent dans un état utopique intouchable, devenant, par magie, égales en terme de valeur sociale. The Dawn (2013), une vitrine éclairée par une lumière fluorescente, offre à voir des fragments familiers assemblés de manière inhabituelle: un moule en béton, représentant une jambe de mannequin, est exposé aux côtés d’une peinture « expressionniste » abstraite. Dans Shelf No. 32 (2005), Meckseper explore la façon dont ce même phénomène est lié à la profanation des fenêtres et des devantures de magasins dans la culture de protestation. Dans le miroir brisé, le spectateur confronte sa propre identité aux éclats de l’agitation politique.

De grandes œuvres sur toiles, numériquement retouchées pour prendre la texture d’une peinture, fonctionnent à la fois comme des compositions abstraites et des « readymades » contemporains. Les peintures de Meckseper rappellent les affiches lacérées de Jacques Villeglé et Mimmo Rotella, mais ici les images aux multiples couches proviennent de panneaux publicitaires fragmentés, rappelant l’essai influent de Benjamin « L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique ». Par des moyens matériels et conceptuels, Meckseper incite le flâneur qui ne se doute de rien à regarder de plus près les mécanismes du capitalisme et les paradoxes qui résident dans les ruines de la culture de consommation actuelle.

Josephine Meckseper est née à Lilienthal, en Allemagne. Elle vit et travaille à New York. Ses œuvres sont présentes dans des collections institutionnelles telles que le Brooklyn Museum; le FRAC Nord - Pas-de-Calais, Dunkerque, France; la Kunsthalle de Brême, Allemagne; le Kunstmuseum Stuttgart, Allemagne; le Metropolitan Museum of Art, New York; le Migros Museum für Gegenwartskunst, Zürich, Suisse; le Museum of Modern Art, New York; le Museum on the Seam, Jerusalem; la National Gallery of Victoria, Melbourne; le Solomon R. Guggenheim Museum, New York; et le Whitney Museum of American Art, New York.

Parmi ses expositions institutionnelles récentes, on peut compter le Kunstmuseum Stuttgart, Stuttgart (2007); GAK, Gesellschaft für Aktuelle Kunst, Brême (2008); « New Photography 2008: Josephine Meckseper and Mikhail Subotzky », Museum of Modern Art, New York (2008); « Josephine Meckseper: Recent Films », Indianapolis Museum of Art (2009); Blaffer Gallery, The Art Museum of the University of Houston (2009); « American Apparel », Nottingham Contemporary, UK (2009); Migros Museum Für Gegenwartskunst, Zurich, Suisse (2009); Parrish Art Museum, New York (2013); et « 2X (I) ST », Neuer Aachener Kunstverein, Allemagne (2014). En 2012, Manhattan Oil Project, premier projet public de Meckseper à New York, a été commandé par Art Production Fun et installé aux abords de Times Square. L’artiste a participé à la Whitney Biennial (2006, 2010); à la 2ème Biennale d’Art Contemporain de Séville (2006); à la Biennale d’Art Contemporain de Moscou (2007); à la Biennale de Sharjah (2011); ainsi qu’à la Biennale de Taipei (2014).